Élections au Conseil National des Universités 2023
6ème section / Sciences de gestion et du management
Collèges A (Professeur.e.s) et B (Maîtres.ses de Conférences)
VARIANCE est une association loi 1901, défendant la qualité des Sciences de gestion et du management. Ses membres agissent depuis près de 25 ans au sein du CNU 6ème section en fondant leurs arguments et évaluations sur les seuls critères de qualité scientifique et professionnelle. Variance est inclusive et représente toutes les disciplines des Sciences de gestion et du management.
Les principes et valeurs de VARIANCE
- Attachement au principe d’un CNU décisionnaire et pas seulement consultatif
- Valorisation de la pluralité des parcours et de l’équilibre des missions
- Accompagnement des collègues dans le déroulement de leur carrière par des sessions et lettres d’information
- Non enracinement et renouvellement majoritaire des membres
- Refus de l’autopromotion, au sein du CNU, pour plus d’indépendance
- Transparence et rapidité de la diffusion de l’information sur les travaux du CNU
Les engagements de VARIANCE
- Défendre une pluralité des voies d’accès au titre de Professeur.e des Universités (agrégation et 46.1, notamment)
- Prendre en compte la qualité, l’ampleur, l’originalité et la variété de la production académique
- Prendre en compte la pluralité des pratiques de recherche et tenir compte de la diversité des environnements d’exercice (IAE, UFR, IUT, etc.) qui n’offrent pas les mêmes opportunités aux collègues
- Refuser la seule bibliométrie au profit d’une délibération sur le fond
- Prendre en considération la valorisation et l’impact sociétal des recherches produites
VARIANCE a réalisé au cours des vingt dernières années les meilleurs scores aux élections du CNU, prouvant ainsi sa capacité de rassemblement au-delà des appartenances syndicales ou strictement disciplinaires. Aujourd’hui, VARIANCE présente une liste de 32 noms pour chaque collège et affiche le soutien d’une large partie de la communauté scientifique en Sciences de gestion et du management.
Le paysage et les enjeux de l’enseignement et de la recherche en Sciences de gestion ont évolué durant les cinq dernières années, notamment sous l’impulsion de la LPR. Ces évolutions touchent des domaines divers, rappelant la nécessité de défendre le CNU et ses champs d’action. Cette nouvelle mandature constitue une opportunité de prendre la mesure des changements de notre discipline, caractérisée par un taux d’encadrement (ratio nombre d’enseignants-chercheurs / nombre d’étudiants) et un ratio PR/MCF particulièrement faibles.
La dernière mandature a été marquée par des évolutions importantes sur le plan des évaluations individuelles : nouveau régime indemnitaire RIPEC (C3), arrêt des qualifications 46.1, procédure expérimentale de repyramidage, etc. Ces nouvelles évolutions ne sont pas toutes stabilisées et notre communauté doit sans cesse s’adapter. L’évolution, ou la disparition des classements nationaux (depuis 2020 pour le classement CNRS) et internationaux renouvellent, pour notre communauté, l’incitation à développer les sciences ouvertes. Enfin, notre discipline s’inscrit dans un environnement plus concurrentiel – avec les écoles de commerce – que celui d’autres sections. Pour toutes ces raisons, il nous faut veiller à maintenir l’attractivité des carrières universitaires.
La période actuelle conduit également à mettre à l’agenda, tant dans les enseignements que dans les recherches, les questions de transitions sociétales, énergétiques et écologiques. Nous considérons qu’une réflexion sur leur intégration dans l’évaluation des carrières devient nécessaire. Cependant, ces incitations ne doivent pas constituer une injonction pour les uns ou une mise à l’écart pour d’autres.
Dans ce contexte, VARIANCE se propose d’accompagner, tout au long de leurs carrières, les collègues dans la compréhension des règles d’évaluation et de constitution des dossiers (webinaires, notices d’aide à la rédaction, etc.). Pour ce faire, VARIANCE présente différents profils de candidats, dont certains sont fortement impliqués dans les formations et instituts de formation, les laboratoires, les conseils centraux de leurs établissements, les associations savantes nationales et internationales.
Sur le plan institutionnel, les fusions d’établissements et de laboratoires, les démarches de certifications et accréditations, plus généralement la restructuration de l’enseignement supérieur et de la recherche renforcent la diversité des situations et créent des risques de carrière à deux vitesses pour les enseignants-chercheurs en gestion. Ces mouvements ne doivent pas pour autant faire oublier l’action de proximité, l’ancrage et l’impact territorial de nos établissements. VARIANCE souhaite que le CNU, à travers son expertise et la qualité de ses travaux, continue à jouer un rôle fondamental d’accompagnement et d’aide aux établissements pour fonder leurs décisions.
Plus que jamais, le CNU, qui évalue et gère la partie nationale des carrières, doit apporter garanties et sécurité aux collègues, quels que soient leurs champs disciplinaires en sciences de gestion et du management, leurs démarches de recherche ou les spécificités de leur établissement de rattachement. Il doit rester le garant d’un traitement équitable au niveau national.
Dans la lignée des mandatures passées, VARIANCE réaffirme la nécessité de la diversité, de la rigueur et de l’originalité des recherches en Sciences de gestion et du management.